Sommaire
- 1. En bref sur le cancer de l’estomac, les légumes blancs et les fruits
- 2. Cancer de l’estomac et alimentation saine, comprendre ce que mesure l’étude
- 3. Légumes blancs et cancer de l’estomac, ce qu’ils apportent réellement
- 4. Fruits, vitamine C et fibres alimentaires pour soutenir la santé digestive
- 5. Sel, alcool et tabac, les facteurs qui pèsent sur le risque gastrique
- 6. Prévention du cancer de l’estomac, construire des repas simples sur la durée
En bref sur le cancer de l’estomac, les légumes blancs et les fruits
Le cancer de l’estomac reste souvent silencieux à ses débuts. L’alimentation ne le traite pas, mais elle participe à la prévention du cancer en agissant sur l’inflammation de la muqueuse gastrique, l’exposition au sel et la qualité globale des repas.
| Repère | Ce que montrent les données | Geste concret |
|---|---|---|
| 🥬 Légumes blancs | Le chou blanc, l’ail, l’oignon, l’endive et le chou-fleur apportent vitamine C et composés soufrés. | Ajouter 150 à 200 g de chou blanc ou de chou-fleur, deux à trois fois par semaine. |
| 🍊 Fruits | Les fruits fournissent vitamine C, fibres alimentaires et polyphénols antioxydants. | Prévoir deux portions par jour, dont un agrume ou un kiwi plusieurs jours par semaine. |
| 🧂 Sel | Les régimes très salés sont associés à un risque gastrique plus élevé, notamment avec Helicobacter pylori. | Réduire la fréquence des charcuteries, nouilles instantanées, plats préparés et conserves très salées. |
| 🚭 Tabac et alcool | Ils agressent directement la muqueuse et augmentent l’exposition à des substances cancérogènes. | Ne pas compter sur un aliment pour compenser ces expositions. |
- 🥦 Les légumes blancs ne sont pas fades sur le plan nutritionnel. Leur teneur en vitamine C et en molécules soufrées mérite une vraie place dans l’assiette.
- 🍐 Les fruits ne remplacent pas le dépistage ou un suivi médical, mais leur consommation régulière s’inscrit dans une alimentation saine associée à un risque plus faible de plusieurs cancers.
- 🧂 Le levier le plus concret reste souvent de diminuer les aliments très salés, plutôt que de chercher un aliment isolé censé protéger l’estomac.
- 🔎 Une douleur persistante, des vomissements, une perte de poids inexpliquée, des selles noires ou une fatigue inhabituelle demandent une consultation médicale rapide.

Cancer de l’estomac et alimentation saine, comprendre ce que mesure l’étude
Le lien entre le cancer de l’estomac et ce qui arrive dans l’assiette ne se résume pas à une liste d’aliments « bons » ou « mauvais ». La muqueuse de l’estomac est en contact direct avec le sel, l’alcool, les composés issus du tabac avalés avec la salive et certains microbes. Elle réagit aussi au contenu des repas, à leur répétition et à la manière dont les aliments sont conservés.
Une vaste synthèse publiée dans le European Journal of Cancer a regroupé 76 études observationnelles prospectives. Les données portaient sur environ 6 millions de personnes suivies pendant une durée moyenne de onze ans, avec des travaux menés notamment en Europe, aux États-Unis et au Japon. Les chercheurs ont comparé les habitudes alimentaires déclarées et la survenue ultérieure de cancers gastriques.
La baisse de risque allant jusqu’à 33 % rapportée pour les fruits et les légumes blancs décrit une association statistique, pas une garantie individuelle ni un effet de traitement. Cette nuance change tout. Les personnes qui mangent davantage de végétaux peuvent aussi fumer moins, boire moins d’alcool, cuisiner plus souvent ou consommer moins de produits salés. Les analyses tentent de corriger ces facteurs, mais une étude observationnelle ne peut pas isoler parfaitement un seul aliment.
La donnée reste utile parce qu’elle va dans le même sens que les recommandations de santé publique. Les fruits et légumes non féculents apportent des fibres alimentaires, de la vitamine C, du potassium, des folates et de nombreux composés antioxydants. Dans un repas réel, ils prennent aussi la place d’une partie des produits de charcuterie, des snacks salés et des accompagnements très raffinés.
Pourquoi l’estomac mérite une attention particulière
Le cancer gastrique peut évoluer pendant longtemps sans signe très spécifique. Une sensation de digestion lourde, des brûlures ou une baisse d’appétit ne signifient pas automatiquement un cancer, loin de là. Leur banalité explique toutefois que certains diagnostics surviennent tardivement. Les chiffres historiques souvent cités, autour de 4 800 décès annuels en France au début des années 2010, ne doivent pas être repris comme une photographie exacte de 2026. Ils illustrent surtout le poids encore important de cette maladie et la nécessité d’agir sur les facteurs modifiables.
Le facteur infectieux compte beaucoup. Helicobacter pylori est une bactérie capable de coloniser l’estomac, de provoquer une gastrite chronique et parfois des ulcères. Elle augmente le risque de cancer de l’estomac chez certaines personnes. Sa recherche et son éradication relèvent d’un médecin, avec des tests et un traitement antibiotique adapté. Une assiette riche en chou, en fruits ou en ail ne permet pas d’éliminer cette infection.
Le sel est l’un des points les plus concrets à regarder. Dans la synthèse citée, une hausse de 5 g de sel par jour était associée à environ 12 % de risque supplémentaire. Cinq grammes correspondent à une cuillère à café rase de sel, mais le problème vient rarement de la salière seule. Une pizza industrielle, une soupe déshydratée, du jambon, du fromage très salé, des sauces prêtes à l’emploi ou des biscuits apéritifs peuvent faire grimper l’addition sans donner l’impression de manger « salé ».
L’alcool et le tabac ajoutent une pression supplémentaire sur l’estomac. Une augmentation de 10 g d’alcool quotidien, soit approximativement un petit verre standard, était associée dans ces données à une hausse de 5 % du risque. La fumée de tabac contient des substances cancérogènes qui ne s’arrêtent pas aux poumons. Miser sur des fruits tout en gardant une consommation élevée d’alcool, de tabac et de charcuterie revient à ignorer les facteurs les plus lourds.
La nutrition fonctionne donc comme un ensemble. Un déjeuner de cantine composé de frites, de steak haché, de sauce industrielle et d’un yaourt sucré peut progressivement évoluer vers une assiette plus protectrice avec crudités, chou-fleur, lentilles, poisson ou volaille peu salée et fruit frais. Il ne s’agit pas de viser une perfection alimentaire, mais d’installer des choix qui reviennent assez souvent pour compter.
Légumes blancs et cancer de l’estomac, ce qu’ils apportent réellement
Les légumes blancs souffrent d’une réputation injuste. Face aux épinards, aux carottes ou aux poivrons rouges, ils semblent parfois pauvres parce qu’ils ne colorent pas l’assiette. Pourtant, chou blanc, chou-fleur, oignon, ail, endive, navet, poireau blanc, radis noir et asperge blanche offrent des bienfaits nutritionnels qui dépassent largement leur apparence discrète.
Le chou blanc constitue un bon exemple. Une portion de 200 g de chou blanc cru peut apporter autour de 70 mg de vitamine C, selon la variété, la saison et le stockage. C’est proche de l’apport de référence européen fixé à 80 mg par jour pour un adulte. La vitamine C participe à la protection des cellules contre le stress oxydatif et aide à limiter la formation de certains composés nitrosés dans l’estomac.
Dans la famille des légumes blancs, la vitamine C et les composés soufrés travaillent ensemble, tandis que les fibres nourrissent aussi un microbiote intestinal plus diversifié. Les composés soufrés sont particulièrement présents dans les alliacés, comme l’ail et l’oignon, et dans les crucifères, comme le chou et le chou-fleur. Ils participent aux mécanismes de défense cellulaire étudiés en prévention des cancers, sans constituer une protection absolue.
La cuisson change une partie de l’intérêt nutritionnel
La vitamine C est sensible à la chaleur et passe facilement dans l’eau de cuisson. Faire bouillir longuement du chou-fleur ou du chou blanc dans un grand volume d’eau réduit sa teneur. Une cuisson vapeur courte, au wok ou au four à température modérée limite davantage les pertes. Les crudités gardent une part plus élevée de vitamine C, à condition d’être bien tolérées sur le plan digestif.
Un estomac fragile ne réagit pas toujours bien au chou cru ou à l’oignon cru. Ballonnements, reflux ou douleurs après une crudité ne veulent pas dire que le légume doit disparaître définitivement. Le chou peut être finement émincé, légèrement massé avec une vinaigrette, ou cuit quelques minutes. L’oignon peut être fondu doucement dans une poêle avec un peu d’huile d’olive. La régularité vaut mieux qu’une grande assiette difficile à supporter une fois par mois.
L’ail demande aussi une manipulation simple. Le couper ou l’écraser quelques minutes avant cuisson favorise la formation d’allicine, une molécule soufrée étudiée pour ses activités biologiques. Une cuisson très agressive détruit rapidement une partie de ces molécules. Ajouter l’ail en fin de cuisson ou le mélanger dans une sauce au yaourt nature permet de conserver davantage de goût et d’intérêt nutritionnel.
Les endives sont pratiques en hiver, quand la diversité de fruits et légumes paraît plus limitée. Elles apportent peu de calories, des fibres et une petite quantité de vitamine C. En salade avec une pomme, des noix et une vinaigrette à l’huile de colza, elles constituent une entrée simple. Braisées avec du jus de citron, elles deviennent plus douces sans avoir besoin d’être noyées sous le sucre ou la béchamel industrielle.
Composer une semaine réaliste avec ces aliments
Deux cents grammes de chou blanc en salade peuvent accompagner un repas de poisson ou de légumineuses. Un chou-fleur rôti avec paprika doux et huile d’olive peut remplacer une part de pommes de terre un soir de semaine. Des oignons et de l’ail peuvent entrer dans une sauce tomate maison, une soupe de lentilles ou une poêlée de haricots blancs. Cette logique compte davantage que de manger un même végétal tous les jours.
Le chou blanc fermenté, sous forme de choucroute crue non pasteurisée, apporte des bactéries lactiques, mais son niveau de sel peut être élevé. Il faut donc le considérer comme un condiment ou le rincer avant consommation, pas comme une excuse pour multiplier les plats salés. La choucroute garnie avec charcuteries, pommes de terre et bière ne produit évidemment pas le même contexte nutritionnel qu’une petite portion de chou fermenté ajoutée à une assiette de légumes.
Les légumes blancs ne remplacent ni les légumes verts, riches en folates et caroténoïdes, ni les légumes orange riches en bêta-carotène. Une alimentation saine gagne à alterner les couleurs. Le point intéressant est plus précis, les végétaux pâles ont longtemps été oubliés alors qu’ils contribuent eux aussi à la prévention du cancer et à la santé digestive.
Dans l’assiette du quotidien, le chou-fleur surgelé nature, les endives, les oignons et le chou blanc restent accessibles, même hors marché. Leur intérêt ne dépend pas d’un emballage sophistiqué, mais d’une place régulière à côté de produits peu transformés.
Fruits, vitamine C et fibres alimentaires pour soutenir la santé digestive
Les fruits sont parfois écartés par peur du sucre. Cette crainte mélange deux réalités très différentes. Le sucre d’un soda, rapidement consommé sans fibres, n’a pas le même effet alimentaire qu’une orange, une poire ou une pomme croquée entière. Le fruit apporte de l’eau, des fibres alimentaires, des vitamines, des minéraux et des polyphénols, ces molécules végétales étudiées pour leurs effets antioxydants.
Dans les études sur le cancer de l’estomac, les agrumes ressortent souvent parmi les aliments associés à un risque plus faible. Orange, clémentine, pamplemousse, citron et kiwi sont de bonnes sources de vitamine C. Un kiwi de taille moyenne peut fournir autour de 60 à 70 mg de vitamine C, selon son poids et sa variété. Une orange apporte souvent entre 50 et 70 mg. Ce sont des quantités plus intéressantes qu’un jus filtré, qui perd une grande partie des fibres.
Le fruit entier agit différemment d’un jus, car ses fibres ralentissent l’ingestion et participent au bon fonctionnement du transit sans faire grimper aussi vite la charge sucrée du repas. Un grand verre de jus d’orange peut dépanner occasionnellement, mais deux oranges consommées au fil de la journée donnent davantage de satiété et de fibres. Le réflexe le plus simple consiste à garder une corbeille visible sur le plan de travail plutôt que des compotes sucrées ou des biscuits à portée de main.
Choisir les fruits selon la saison et la tolérance
Deux portions de fruits par jour offrent un repère réaliste. Une portion correspond par exemple à une pomme, une poire, deux clémentines, une orange, deux kiwis ou une poignée généreuse de fraises. L’objectif n’est pas de compter au gramme près. Il s’agit d’éviter que les fruits deviennent un aliment réservé au week-end ou au dessert d’un repas de fête.
La pomme et la poire apportent surtout des fibres solubles, notamment de la pectine. Elles sont faciles à transporter et se gardent plusieurs jours. Les fruits rouges fournissent des anthocyanes, pigments étudiés pour leurs effets sur le stress oxydatif, mais leur prix peut les rendre moins réguliers. Les versions surgelées nature sont une bonne option dans un yaourt nature ou un porridge, sans ajouter de sirop.
Les agrumes et le kiwi peuvent irriter certaines personnes en cas de reflux gastro-œsophagien, de gastrite ou de brûlures. Dans ce cas, mieux vaut ne pas forcer. Une banane, une poire mûre, de la compote sans sucre ajouté ou des fruits cuits peuvent être plus confortables. Le bon choix est celui que tu peux manger régulièrement sans déclencher de douleur.
Le pamplemousse mérite une mention à part. Il peut modifier l’action de plusieurs médicaments, notamment certains traitements cardiovasculaires, immunosuppresseurs ou anxiolytiques. Ce n’est pas un fruit dangereux par nature, mais il ne faut pas en faire une habitude quotidienne lorsqu’un traitement est en cours sans vérifier auprès du pharmacien. L’orange, la clémentine et le kiwi ne posent pas cette interaction classique.
Éviter le faux confort des produits fruités
Un dessert « aux fruits » peut contenir surtout du sucre, des arômes et une faible quantité de purée de fruit. Les céréales du petit-déjeuner aux morceaux de fraise, les yaourts fruités et les barres prétendument naturelles donnent parfois l’illusion d’une bonne option alors qu’ils restent très sucrés. Lire la liste d’ingrédients aide davantage que les couleurs du packaging.
Le fruit sec est concentré. Trois abricots secs ou une petite poignée de raisins secs peuvent compléter un goûter, mais ils ne remplacent pas une portion de fruit frais sur le plan de l’eau et de la satiété. Les fruits au sirop ont aussi une place occasionnelle, surtout lorsqu’ils sont la seule option disponible, mais ils ne doivent pas devenir le standard.
Une organisation très simple améliore la fréquence. Ajouter une poire dans un sac avant de partir, garder des kiwis à maturité au réfrigérateur et terminer le déjeuner par une clémentine sont des gestes plus solides qu’une grande résolution oubliée après trois jours. La prévention du cancer se construit dans cette répétition discrète, pas dans une cure ponctuelle.
Les fruits ne neutralisent pas les effets du tabac, de l’alcool ou du sel en excès. Ils améliorent la qualité globale de l’alimentation lorsqu’ils remplacent, au moins une partie du temps, les desserts très sucrés et les grignotages industriels.
Sel, alcool et tabac, les facteurs qui pèsent sur le risque gastrique
Parler des légumes blancs et des fruits sans regarder le niveau de sel serait incomplet. Le sel n’est pas seulement celui que l’on ajoute sur des pâtes. En France, une part importante vient du pain, des fromages, des charcuteries, des soupes, des pizzas, des sauces, des plats préparés et des produits apéritifs. Les repas pris sur le pouce cumulent facilement plusieurs sources dans une même journée.
Dans les données compilées par les chercheurs, une hausse de 5 g de sel par jour était associée à une augmentation d’environ 12 % du risque de cancer de l’estomac. Ce chiffre ne signifie pas qu’une pincée de sel provoque une maladie. Il montre plutôt qu’un niveau élevé et durable de produits salés crée un terrain défavorable, notamment lorsqu’une infection à Helicobacter pylori est présente.
Réduire les aliments très salés protège davantage la muqueuse gastrique que d’ajouter un aliment isolé à une assiette dominée par la charcuterie et les plats industriels. Cette approche est souvent plus utile que de chercher des poudres, extraits ou compléments coûteux. Les antioxydants d’un légume ou d’un fruit s’intègrent dans un repas, ils ne servent pas de contrepoison alimentaire.
Repérer le sel caché sans transformer les courses en examen
Un coup d’œil sur l’étiquette suffit pour comparer deux produits semblables. Lorsqu’un aliment affiche plus de 1,5 g de sel pour 100 g, il est très salé. Pour une soupe prête à consommer, une sauce ou une pizza, la quantité par portion compte aussi, car la portion réelle dépasse souvent les 100 g affichés.
- 🧂 Remplacer une partie de la charcuterie par des œufs, du poisson en conserve peu salé, du poulet maison ou des légumineuses réduit vite le cumul hebdomadaire.
- 🥫 Rincer les haricots, pois chiches et légumes en conserve enlève une part du sel de saumure sans supprimer leur intérêt pratique.
- 🍜 Garder les nouilles instantanées et les soupes déshydratées pour les dépannages rares évite une concentration de sodium dans un seul repas.
- 🌿 Relever les plats avec ail, oignon, citron, herbes, paprika, cumin ou vinaigre donne du goût sans dépendre d’un excès de sel.
Le sel agit aussi sur les habitudes gustatives. Une diminution progressive sur deux ou trois semaines est plus confortable qu’un changement brutal. Un gratin de chou-fleur peut être parfumé avec muscade, ail et moutarde douce, puis recevoir moins de fromage très salé. Une salade de chou blanc gagne en caractère avec citron, pomme râpée et graines de cumin.
Alcool et tabac ne sont pas compensables par la nutrition
L’alcool est transformé dans l’organisme en acétaldéhyde, une substance reconnue cancérogène. Les boissons alcoolisées peuvent également irriter les tissus digestifs. Les résultats de l’étude indiquaient une augmentation de risque autour de 5 % pour chaque hausse de 10 g d’alcool par jour. Le risque dépend aussi de la fréquence, des quantités cumulées et de l’association avec le tabac.
La bière n’est pas une option protectrice parce qu’elle contient quelques polyphénols. Un verre de vin rouge ne devient pas bénéfique pour l’estomac à cause du resvératrol. Ces raccourcis circulent beaucoup, mais ils ne correspondent pas à une stratégie sérieuse de prévention du cancer. Pour limiter le risque, moins d’alcool reste le repère le plus clair.
Le tabac augmente le risque de nombreux cancers, dont le cancer gastrique. La fumée apporte des goudrons, du cadmium et d’autres substances nocives. Arrêter peut demander plusieurs tentatives et un accompagnement. Substituts nicotiniques, médecin, tabacologue et soutien psychologique sont des ressources concrètes, bien plus solides que les produits prétendant « nettoyer » l’organisme.
Les symptômes digestifs persistants méritent une vraie évaluation, surtout lorsqu’ils s’accompagnent de perte de poids involontaire, d’anémie, de vomissements répétés, de difficulté à s’alimenter ou de sang dans les selles. L’alimentation intervient en soutien et en prévention, jamais comme traitement d’un cancer ou d’une infection gastrique.
Prévention du cancer de l’estomac, construire des repas simples sur la durée
La prévention du cancer devient plus concrète quand elle se traduit par un panier de courses et des repas possibles un mardi soir. Le modèle le plus utile associe des légumes variés, des fruits quotidiens, des légumes secs, des céréales peu raffinées, des protéines peu transformées et des matières grasses de qualité. Il laisse aussi de la place aux repas sociaux, au restaurant et aux imprévus, sans transformer chaque écart en échec.
Un déjeuner équilibré pour l’estomac peut démarrer par une salade de chou blanc émincé avec carotte, pomme et vinaigrette au colza. Il peut se poursuivre avec des lentilles, un filet de poisson ou une omelette aux oignons, puis une orange ou un kiwi. Ce repas apporte de la vitamine C, des fibres alimentaires, des protéines et peu de sel si les produits de base sont cuisinés simplement.
Une fréquence réaliste consiste à mettre un légume blanc au menu deux à trois fois par semaine et un fruit entier à deux moments de la journée. Ce repère n’exige pas de recettes compliquées. Chou-fleur surgelé, poireaux, oignons, endives et ail sont largement suffisants. Les versions surgelées nature conservent une grande part de leurs qualités nutritionnelles et évitent le gaspillage.
Trois repas concrets qui tiennent dans une vraie semaine
Le premier repas peut être une poêlée de chou-fleur, pois chiches et oignons avec cumin, huile d’olive et persil. Ajouter du citron après cuisson apporte de la fraîcheur et de la vitamine C. Une poire en dessert complète le repas sans nécessité de pâtisserie ou de boisson sucrée.
Le deuxième peut prendre la forme d’un bol de soupe maison avec poireau, chou blanc, pommes de terre et haricots blancs. Une tranche de pain complet et un yaourt nature suffisent pour en faire un dîner. Si la soupe vient d’une brique, comparer les étiquettes permet d’éviter les références très riches en sel.
Le troisième peut être une salade d’endives, noix, dés de pomme et œufs durs, accompagnée de pain complet. Les noix ajoutent des acides gras insaturés, tandis que l’endive et la pomme apportent croquant et fibres. Il ne s’agit pas d’un repas « léger » au sens frustrant du terme, mais d’un repas qui cale avec des aliments peu transformés.
Compléments, vitamines et fausses promesses
La vitamine C en comprimés n’a pas démontré qu’elle reproduisait les effets d’une alimentation riche en fruits et légumes sur le risque de cancer gastrique. Les études alimentaires observent des combinaisons complexes de fibres, de micronutriments et de modes de vie. Avaler une forte dose de vitamine C ne compense ni une alimentation pauvre en végétaux ni un apport élevé de sel.
Les compléments à dose élevée peuvent aussi provoquer des troubles digestifs, notamment diarrhées et brûlures chez certaines personnes. Les fumeurs ou anciens fumeurs doivent se méfier des compléments concentrés en bêta-carotène, qui ont été associés à une hausse du risque de cancer du poumon dans des essais spécifiques. La logique « plus il y en a, mieux c’est » ne tient pas en nutrition.
Les produits fermentés peuvent contribuer à la diversité alimentaire, mais leur teneur en sel mérite d’être surveillée. Les fibres des légumes secs, des fruits et des céréales complètes soutiennent le microbiote, mais elles doivent être augmentées progressivement en cas de sensibilité digestive. Boire suffisamment et prendre le temps de mâcher rend aussi cette transition plus confortable.
Un suivi ophtalmologique, digestif ou médical ne doit jamais être repoussé au motif qu’une alimentation saine est en place. Pour le cancer de l’estomac, l’alimentation réduit certains risques sur le long terme, tandis que le médecin recherche les infections, interprète les symptômes et organise les examens nécessaires. Ces deux démarches ne se concurrencent pas.
Le prochain repas peut simplement remplacer une entrée de charcuterie par une salade de chou blanc et une clémentine. Ce changement paraît modeste, mais répété chaque semaine, il modifie réellement la place du sel, des végétaux et des fibres dans l’alimentation.
Les légumes blancs peuvent-ils prévenir à eux seuls le cancer de l’estomac ?
Non. Le chou blanc, le chou-fleur, l’ail, l’oignon ou les endives participent à une alimentation associée à un risque plus faible, mais ils ne neutralisent pas le tabac, l’alcool, l’excès de sel ou une infection à Helicobacter pylori. Ils agissent dans une stratégie globale de prévention.
Quelle quantité de fruits viser pour soutenir la santé digestive ?
Deux portions de fruits entiers par jour forment un repère simple. Une portion peut correspondre à une pomme, une poire, une orange, deux clémentines ou deux kiwis. Les fruits entiers apportent davantage de fibres que les jus.
Le chou cru est-il meilleur que le chou cuit ?
Le chou cru conserve davantage de vitamine C, car cette vitamine est sensible à la chaleur. Une cuisson vapeur courte ou au wok garde toutefois un bon intérêt nutritionnel et convient mieux aux personnes sensibles aux crudités.
Le sel favorise-t-il vraiment le cancer de l’estomac ?
Une consommation durablement élevée de sel est associée à un risque accru. Elle peut fragiliser la muqueuse gastrique et favoriser l’action de Helicobacter pylori. Les charcuteries, soupes industrielles, plats préparés et produits apéritifs sont souvent les premières sources à réduire.
Une supplémentation en vitamine C protège-t-elle l’estomac ?
Aucune supplémentation en vitamine C ne remplace les bénéfices observés avec les fruits et légumes dans leur ensemble. Les comprimés à forte dose peuvent provoquer des troubles digestifs et ne compensent pas un excès de sel, d’alcool ou de tabac.